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jeudi 23 juin 2016

Awled Moufida

Ce que je reproche à Sami El Fehri‬ c’est qu’il insiste à écrire lui-même l’histoire, le scénario et les dialogues de ses feuilletons, alors qu’il n’est vraiment pas doué pour tout ça, et qu’il ne peut réussir qu’en tant que réalisateur. D’ailleurs Maktoub 1 et 2, ses deux seuls feuilletons plus ou moins intéressants à mon sens, ont été écrits par Tahar Fazaa (pour le 1er) et conjointement avec lui (pour le 2ème).

Conséquence : ‪Awled Moufida‬ tombe, comme ses prédécesseurs, dans la démesure et l’irréalisme, avec notamment une dose de violence -physique et verbale- exagérée (car oui, nous sommes un peuple assez violent, mais pas au point de se donner des gifles toutes les deux minutes ni d’avoir un taux de meurtres digne des Favelas).

Et que dire des scènes « sensationnelles » de nwe7 w ghred présentes à gogo et censées toucher le téléspectateur, mais qui ont fini par tourner au ridicule tellement elles sont fréquentes, longues et peu spontanées ?

Sans parler des incohérences indénombrables dans le scénario, notamment dans les enquêtes policières à deux balles, et de la superficialité de certains dialogues et détails scénaristiques. D’ailleurs, à ce propos, la superficialité de Sami El Fehri n’est un secret pour personne. Pour la saisir, il suffit de regarder les émissions qu’il anime (comme Dlilek Mlak) ou son choix d’animateurs pour les autres émissions de sa chaîne TV (Amine Gara à titre d’exemple).

Même le casting est en demi-teinte, car certes, il y a de très bons acteurs, mais la plupart des nouveaux jeunes qu’il a sélectionnés ont un niveau pathétique (à l’image de celui qui joue le rôle d’Ibrahim et de sa nouvelle copine).

Le feuilleton arrive quand même à attirer les Tunisiens, certainement grâce à l’audace des sujets qu’il traite, à une réalisation plutôt réussie, au facteur suspense et à la présence de très bons acteurs dans les principaux rôles.



dimanche 15 mai 2016

كتاب آخر أيام محمد

جل كتب التاريخ الإسلامي لا تقوم على البحث العلمي والسرد الأمين و الموضوعية في الطرح و النقد، بل يختلط فيها الحابل بالنابل : الأحداث التاريخية بالعاطفة و الروحانيات... حيث يُغيَّب فيها قدر المستطاع البعد البشري، الواقعي، و يكثر الجانب التقديسي والتهليلي الهادف لإبهار القارئ البسيط و ابقائه ضمن القطيع، يُسبِّح ويُكبّر دون تفكير ولا تحليل... أما القارئ الباحث على المعرفة فيضطر لغربلة المعلومات المسرودة بنفسه و لا ينجح في كثير من الأحيان في ذلك لما يتطلبه الأمر من وقت و جهد في البحث و المقارنة بين مختلف المصادر... وتبقى هناك استثناءات قليلة مثل كتب سيد القمني.

في هذا السياق، ظهر مؤخرا كتاب "آخر أيام محمد" للباحثة التونسية هالة وردي التي حاولت القطع مع هذا النمط التأريخي البائس، و تسليط الضوء على فترة حساسة جدا من التاريخ الإسلامي وهي تلك التي تخص الأيام الأخيرة من حياة نبي الإسلام والأيام الأولى التي تلت موته، وكل ما ميز تلك الفترة من أحداث كثيرا ما أحرجت رجال الدين (الهزائم العسكرية ضد البيزنطيين و تأثيرها على سلطة الرسول بين المسلمين، تعرضه للتسمم من قبل إمرأة يهودية، إستغلال ضعفه الصحي والسياسي من قبل بعض المقربين منه، عدم السماح له بكتابة وصيته، ترك جثته دون دفن لمدة ثلاثة أيام، بداية الصراع السني الشيعي الطامع في الخلافة، حروب الردة و ظهور أشخاص يدعون النبوة مثل مسيلمة، إغتيال ابنته فاطمة لأنها كانت وريثة غير مرغوب فيها، إلخ...)، أحداث كانت لها أسباب واقعية، سياسية بحتة، لا بد من التطرق إليها بموضوعية لفهم ما حدث آنذاك و فيما بعد. كما كان لها تأثير كبير لا فقط على المدى القريب بل و حتى البعيد والبعيد جدا، فالكثير منها لا يزال وقعه السياسي والديني قائما إلى يومنا هذا.

ثم، و إلى جانب المعلومات التاريخية التي قدمتها، فإن هالة وردي أرادت تمرير رسالة في غاية الأهمية، وهي أنه لا يجب فقط فصل الدين عن السياسة بل وأيضا عن المعرفة... فالأديان لديها مواضعها (دور العبادة، الكتب المقدسة، الكتب الروحانية، إلخ...) ولا يجب حشرها في المواضع التي تتناول المعرفة، على غرار كتب التاريخ، لأن ذلك يؤدي في أحسن الأحوال إلى الرقابة الذاتية (l'auto-censure)، وفي أسوئها إلى تحريف الوقائع و تجهيل الشعوب.

jeudi 24 mars 2016

Les dérapages à répétition de Chékib Derouiche

Le chroniqueur Chékib Derouiche de la chaîne TV « El Hiwar Ettounsi » ne se lasse manifestement pas de pondre des propos puants. Il le fait de façon tellement fréquente et répétitive, quasiment à chaque émission, pour ne pas dire à chaque chronique, qu'on a l'impression qu'il est payé pour ça... pour simplement semer la médiocrité sur le plateau de l'émission TV « Klem Ennes ».
Cette semaine, il n'a pas dérogé à son habitude et il nous en a fait deux démonstrations.


Tout d'abord, il a insinué, avec insistance et un air accusateur, que le politicien invité (Khaled Chaoukète) avait des tendances chiites parce qu'il participait à des rites religieux de ce courant islamique. Ses propos ont poussé son confrère Lotfi Laamari à intervenir pour le remettre à l'ordre en lui rappelant que l'article 6 de la constitution tunisienne garantissait aux citoyens le droit à la liberté de croyance et de conscience, avant de lui demander quel était son problème au juste s'il s'avérait que l'invité était bel et bien de confession chiite, une question suite à laquelle M. Derouiche n'a évidemment pas assumé ses accusations implicites, préférant adopter une réponse lâche, voire hypocrite : « non je n'ai pas de problème. Je n'ai pas criminalisé ce qu'il faisait. Je voulais simplement le lui rappeler. »

Les dérapages de Chébik Derouiche ne se sont pas arrêtées là, puisque par la suite, il a prétendu que les juifs étaient ceux qui avaient initié l'obscénité dans les chansons tunisiennes : « les premières chansons de notre patrimoine musical dont les autres étaient juifs contenaient des gros mots et des paroles immorales. C'est connu ça.». Ainsi, sans la moindre retenue, il n'a même pas tenté de donner des explications pouvant atténuer ses propos anti-juifs ni des exemples concrets de ce genre de chansons... comme si le fait d'insulter ou d'accuser une communauté (religieuse ou autre) était quelque chose d'ordinaire... ou peut-être était-ce dû au fait que pour lui, les juifs sont forcément des personnes immorales et sans éthique, et que ce jugement de valeur est tellement évident qu'il n'et pas nécessaire de le justifier lorsqu'on le rappelle...



À noter qu'il ne s'agit pas de la première fois où M. Derouiche s'en prend à une communauté, puisque, dans la même émission, il avait déjà tenu par le passé des propos homophobes explicites, traitant les homosexuels de personnes anormales (شواذ) et appelant à cesser de parler des droits des minorités et à s'intéresser davantage à ceux de la majorité qui refuse ce genre pratiques, nous donnant ainsi un très bon exemple du respect de la différence et des libertés individuelles... à la Chékibienne.

Tout cela nous amène à nous poser des questions sur le but de sa présence médiatique régulière dans une chaîne ayant, depuis sa fondation, adopté une ligne éditoriale plutôt moderniste, préconisant le respect des droits humains et des libertés de façon générale, notamment à travers les chroniques de l'excellente journaliste et avocate Maya Ksouri, qui est, ironie du sort, sa prédécesseure dans la même émission.